Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient

Phrase clichée me direz-vous ? Mais sachez que c’est tout aussi vrai dans notre domaine. L’immobilier c’est cyclique. L’évolution du nombre de transactions, les délais de vente ainsi que le prix moyen des propriétés vendues sont directement reliés à l’offre et la demande. Depuis plusieurs mois, on se fait casser les oreilles avec l’inflation et tous les dirigeants économiques de la planète tentent de diminuer celle-ci pour la ramener autour de 2 à 3% sur une base annuelle. Bien que certaines régions soient plus actives que d’autres, et que quelques propriétés clés en main détenant une localisation parfaite se vendent rapidement et, dans certaines circonstances exceptionnelles en offres multiples, le prix aujourd’hui devient un enjeu de plus en plus important, ce qui n’était pas le cas en 2021 et début 2022. Ne vous inquiétez pas, nous sommes loin de perdre tous les gains réalisés depuis 3 ans. Mais il est normal qu’après une montée fulgurante des prix et du nombre de transactions qu’un ajustement s’installe. Tout ce qui monte finit par redescendre et s’ajuster. Il faudra par contre que nos penseurs économiques prennent une bonne pause sur les mesures pour ralentir la consommation. Souvent, ceux-ci sont réactionnaires et non visionnaires. Tout comme la réaction tardive à corriger le tir en début de cycle haussier, je crois qu’ils ont la même réaction à l’inverse. Retarder une pause amènera un fort ralentissement, à l’opposé de la hausse fulgurante connue. Le ralentissement immobilier se fait déjà très sentir! Nous sommes donc dans un cycle que l’on peut qualifier de baisse et d’ajustement. On revient à une vie plus normale. Je vous ai préparé un tableau qui démontre l’évolution du marché immobilier des Laurentides du premier semestre de l’année depuis 2019. Il est intéressant à consulter, surtout si votre propriété est sur le marché ou que vous avez l’intention de vendre celle-ci pour déménager dans un endroit qui correspond mieux à vos besoins d’aujourd’hui. D’entrée de jeu, il faut savoir que s’attendre à vendre sa propriété en une journée, en offres multiples et au-dessus du prix demandé, c’est du passé. Oui, notre inventaire demeure encore très bas si nous le comparons à 2019. À titre d’information, le nombre de propriétés en vente dans l’ensemble des Laurentides au 30 juin 2019 était à plus de 10,000. Cette année, nous en sommes à un peu plus de 6,000. Donc, 40% moins de propriétés en vente aujourd’hui qu’en 2019, ce qui fait en sorte que la baisse de la valeur est moins importante que peut être anticipée. Le nombre de ventes lui est assez frappant! Pas moins que la moitié moins de propriétés ont changé de mains pour les 6 premiers mois de l’année qu’en 2021, l’année historique! Mais ce qui est aussi important à souligner, c’est 20% de moins de ce qui se transigeait en 2019 pour la même période. Étonnant non? Alors à ceux qui nous disent que le marché immobilier est pas trop affecté, détrompez-vous! Vous comprendrez donc la pertinence de mon intervention ci-dessus sur l’importance du prix demandé. Mais, encore une fois, nous ne reviendrons pas à des prix prépandémie. Pour que cette situation arrive, il faudrait que l’inventaire double, voir même triple, que la montée des taux d’intérêt se poursuive, que la confiance des consommateurs dégringole et que l’immigration soit stoppée du jour au lendemain. Ce qui n’est clairement pas notre situation actuellement. La légère baisse du prix de vente que nous vivons actuellement est seulement la deuxième en 10 ans. On ne peut prédire précisément ce qui se passera dans les prochains mois. Une chose est certaine, on ne peut pas changer le passé. La bulle immobilière est derrière nous, l’inventaire continu de grimper, la demande est moins importante que ces dernières années ce qui amènera le marché inévitablement à poursuivre sa petite correction ou se stabiliser. Le prix moyen d’une propriété risque de fléchir encore un peu et les délais de vente reviendront à ceux de 2018-2019. Fini la période où nous n’avions pas le temps de mettre l’affiche devant la maison qu’elle était vendu. Nous, professionnels de l’industrie, devrons investir plus de temps, plus d’argent pour arriver à réaliser l’objectif de nos clients. Le temps venu, posez des questions à votre courtier. Quelle est sa stratégie de mise en marché autre que de publier votre propriété sur Centris ? Concrètement, que fera-t-il pour se rapprocher le plus possible de votre objectif de vente? La connaissance du marché et les stratégies marketing de votre courtier sont plus que jamais importantes. Bonne analyse! Vous souhaitez en connaître davantage sur l’activité immobilière et les conditions de marché de notre région? N’hésitez pas à communiquer avec moi par courriel ou par téléphone. |
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